NIS2 pour une PME : concerné, et par quoi commencerLa directive vise 15 000 entités en France. Beaucoup de PME la découvriront par un questionnaire de leur client.

NIS2 est la directive européenne qui relève le niveau de cybersécurité des secteurs essentiels et importants. Sa transposition française, la loi résilience, est en cours de vote en 2026 et confie le contrôle à l'ANSSI. Même si votre PME n'est pas visée directement, vos clients régulés doivent vérifier la sécurité de leur chaîne de sous-traitance, et c'est souvent comme ça que le sujet arrive sur votre bureau.

Vos situations

Comment NIS2 arrive dans une PME

Un grand client envoie un questionnaire de sécurité de quarante questions, à retourner sous quinze jours.

Un appel d'offres public exige désormais une politique de sécurité et un plan de reprise.

Vous êtes dans un des dix-huit secteurs visés, transport, agroalimentaire, santé, eau, énergie, numérique, et vous ne savez pas si le seuil de taille vous concerne.

Vos sauvegardes existent, mais personne n'a jamais testé une restauration.

L'authentification à deux facteurs n'est activée que sur la messagerie du dirigeant.

Le prestataire informatique dit que « tout est sécurisé », sans document pour le prouver.

Ce que nous livrons

Ce que nous mettons en place

Une analyse de risque lisible

Ce qui est critique chez vous, ce qui peut arriver, ce que ça coûterait. Selon la méthode EBIOS Risk Manager de l'ANSSI, ramenée à une PME : un document de dix pages, pas de cent.

Les mesures qui comptent, dans l'ordre

Authentification forte partout, sauvegardes chiffrées et testées, mises à jour planifiées, journalisation, cloisonnement réseau, gestion des accès des sous-traitants.

La preuve pour vos clients

Une politique de sécurité, un plan de continuité et de reprise, un registre des incidents : les documents qu'un client régulé ou un auditeur demandera.

L'exploitation qui tient dans le temps

La conformité n'est pas un audit annuel, c'est un quotidien. Nous l'assurons dans le cadre de notre infogérance, avec un rapport mensuel.

Déroulé

Un calendrier réaliste

  1. 01

    Semaine 1 : suis-je concerné ?

    Secteur, taille, chiffre d'affaires, clients régulés : on répond à la question en une réunion, et on la documente.

  2. 02

    Mois 1 : analyse de risque

    Cartographie de votre système d'information, scénarios de risque, priorités. Le document qui sert de base à tout le reste.

  3. 03

    Mois 2 et 3 : mesures prioritaires

    Authentification forte, sauvegardes testées, mises à jour, journalisation. Ce qui réduit le plus le risque pour le moins d'effort.

  4. 04

    Ensuite : exploitation et preuve

    Rapport mensuel, exercice de gestion d'incident, réponse aux questionnaires clients. La conformité devient une routine.

Où en est la loi

La directive NIS2 devait être transposée dans chaque pays avant octobre 2024. La France, comme la plupart des États membres, est en retard : la loi sur la résilience des infrastructures critiques et le renforcement de la cybersécurité est en cours d'examen au Parlement en 2026. Elle désigne l'ANSSI comme autorité nationale et soumet environ 15 000 entités, contre 500 sous la première directive, à des obligations de gestion des risques, d'enregistrement et de notification des incidents.

Le calendrier attendu : analyse de risque et politique de sécurité fin 2026, déploiement des mesures et exercices en 2027. Les sanctions prévues vont jusqu'à 10 millions d'euros ou 2 % du chiffre d'affaires mondial pour les entités essentielles.

Suis-je concerné ?

Trois cas de figure :

  • Directement, si vous êtes dans un des dix-huit secteurs visés et au-dessus des seuils de taille, en général cinquante salariés ou dix millions d'euros de chiffre d'affaires. Vous serez « entité importante » ou « entité essentielle », avec des obligations graduées.
  • Par ricochet, si un de vos clients est régulé : il doit vérifier la sécurité de sa chaîne de sous-traitance, et il vous le demandera par questionnaire, par clause contractuelle ou par audit. C'est le cas le plus fréquent pour une PME.
  • Pas du tout, et ce n'est pas une raison pour ne rien faire : les mesures de NIS2 sont celles qui arrêtent les rançongiciels, qui ne lisent pas la directive avant d'attaquer.

Les mesures qui font 80 % du travail

  • Authentification forte sur la messagerie, le VPN, l'administration des serveurs et les outils en ligne.
  • Sauvegardes chiffrées, hors ligne ou hors site, contrôlées chaque nuit et testées par une restauration chaque trimestre.
  • Mises à jour planifiées des postes, des serveurs et des équipements réseau.
  • Journalisation des accès et des actions d'administration, conservée assez longtemps pour comprendre un incident.
  • Gestion des accès : qui a droit à quoi, comptes des anciens salariés et des prestataires fermés.
  • Un plan de continuité et de reprise, écrit, connu, exercé une fois par an.

Ce que nous avons vu chez un client

Un serveur comptable dont la sauvegarde était figée depuis plus de deux ans, alors que le mécanisme d'envoi téléversait chaque nuit une image ancienne sans qu'aucune alerte ne le signale. Une restauration aurait ramené l'entreprise deux ans en arrière. C'est exactement le genre de défaut qu'une analyse de risque met en évidence en une journée, et que NIS2 demande de corriger.

Repères

Preuves

Ce que nous exploitons déjà

  • Reprise de la sauvegarde d'un serveur comptable Windows pour une PME girondine : 784 sauvegardes manquées découvertes à l'audit, zéro depuis, sauvegardes chiffrées en France et test de restauration trimestriel.

  • Exploitation d'un cluster Kubernetes hébergeant les sites et le CMS d'un groupe du bâtiment, avec déploiements versionnés et retour arrière.

  • Une plateforme de santé conçue sans aucune donnée nominative, accès en lecture seule par défaut, secrets chiffrés, sauvegardes testées : la sécurité comme propriété de conception.

Questions fréquentes

Les questions qu'on nous pose sur NIS2

Nous avons vingt salariés, sommes-nous concernés ?

Directement, rarement : les seuils de NIS2 visent en général les entreprises de plus de cinquante salariés dans les secteurs listés. Indirectement, souvent : si un de vos clients est régulé, il vous demandera des garanties. Nous vérifions votre cas en une réunion et nous le documentons, ce qui vous servira de réponse à ces demandes.

Faut-il attendre le vote de la loi française ?

Non. Les mesures demandées, authentification forte, sauvegardes testées, analyse de risque, sont les mêmes que celles qui vous protègent d'un rançongiciel aujourd'hui. Attendre, c'est courir le risque sans bénéficier du délai. Ce qui peut attendre, c'est l'enregistrement formel auprès de l'ANSSI.

Combien coûte une mise en conformité pour une PME ?

L'analyse de risque et la politique de sécurité représentent quelques jours d'ingénieur. Les mesures techniques dépendent de l'existant : activer l'authentification forte ne coûte presque rien, refaire une chaîne de sauvegarde se compte en jours. Nous chiffrons après l'analyse, jamais avant, et nous étalons sur le calendrier de la loi.

Devons-nous déclarer les incidents ?

Les entités régulées devront notifier l'ANSSI dans les 24 heures d'un incident important, avec un rapport sous 72 heures. Pour une PME non régulée, aucune obligation légale, mais un registre des incidents est ce que vos clients et votre assureur demanderont. Nous le tenons pour vous dans le cadre de l'infogérance.

Et si nous avons déjà un prestataire informatique ?

Nous travaillons avec lui. L'analyse de risque et la documentation sont indépendantes de qui exploite le parc, et un regard extérieur est justement ce que demande un client régulé. Si vous souhaitez ensuite nous confier l'exploitation, la transition se fait sans coupure.

Savoir en trente minutes si NIS2 vous concerne

Un échange sans engagement, une réponse documentée, et si besoin un calendrier réaliste pour vous mettre en règle.

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